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Les hauteurs d’un triangle

par Michel Suquet

Théorème

Pour tout triangle, les trois hauteurs se coupent en un même point, ce point est appelé l’orthocentre du triangle.

 

Démonstration

Soit un triangle ABC.

Complétons la figure en traçant les droites parallèles aux côtés du triangle et nommons leurs points d’intersection [1] par A’, B’ et C’, comme cela est indiqué sur la figure suivante :


Considérons une des hauteurs du triangle ABC, par exemple la hauteur issue de B et désignons par H le pied de cette hauteur, c’est-à -dire le point d’intersection de cette hauteur avec la droite (AC).

Dans le triangle ABC, (BH) étant la hauteur issue de B, on a (BH) \perp (AC)
et, par construction, (C’A’)//(AC) donc (BH) \perp (C’A’).

Par ailleurs, (C’A’)//(AC) et (B’A’)//(AB) donc ABA’C est un parallélogramme puisque B est sur (C’A’) et C est sur (B’A’).

De même, (C’A’)//(AC) et (B’C’)//(CB) donc ACBC’ est un parallélogramme.

ABA’C est un parallélogramme donc AC=BA’

ACBC’ est un parallélogramme donc AC=BC’

donc BA’=BC’
et comme C’, B et A’ sont alignés, B est le milieu du segment [C’A’].

Ainsi, la hauteur issue de B est perpendiculaire à [C’A’] et passe par son milieu : c’est donc la médiatrice de [C’A’].

De raisonnements similaires avec les deux autres hauteurs de ABC, il en résulte que les hauteurs de ABC sont les médiatrices de A’B’C’.
Or les médiatrices d’un triangle sont concourantes (c’est-à -dire se coupent en un même point)
donc les hauteurs de ABC sont concourantes. CQFD

 

Notes

[1au fait, que se passe-t-il si les droites ainsi tracées n’ont pas de points d’intersection ?