Conditions pour obtenir un parallélogramme
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Dans quels cas un quadrilatère est-il un parallélogramme ? Les différents points du théorème suivant donnent un élément (parfois deux éléments) à vérifier avant de conclure qu’on a un parallélogramme ; on pourra ensuite utiliser les différentes propriétés des parallélogrammes.
Remarque : la définition des parallélogrammes donnent aussi des critères à vérifier [1] pour avoir un parallélogramme.
Théorème
- Si on a un quadrilatère et si ses diagonales se coupent en leurs milieux alors c’est un parallélogramme.
- Si on a un quadrilatère convexe [2] et si les côtés opposés sont égaux deux à deux alors c’est un parallélogramme.
- Si on a un quadrilatère convexe et si deux côtés opposés sont parallèles et de la même longueur alors c’est un parallélogramme.
Démonstration
– Soit un quadrilatère dont les diagonales se coupent en leurs milieux. Nommons-le
et soit
le point d’intersection de ses deux diagonales
et
. Il s’agit de démontrer que
est un parallélogramme.
et
se coupent en
donc
et
sont opposés par leur sommet ![]()
donc ils sont égaux :
= ![]()
est le milieu de
donc
= ![]()
est le milieu de
donc
= ![]()
donc les deux triangles
et
ont 2 angles égaux et les côtés de ces angles égaux deux à deux
donc, d’après le 1er cas d’égalité des triangles,
et
sont superposables
donc
= ![]()
ces deux angles étant alternes-internes, il en résulte que
// 
de même, en utilisant les triangles
et
, un raisonnement semblable montre qu’ils sont superposables et donc
= ![]()
ces deux angles étant alternes-internes, il en résulte que
// ![]()
ainsi, le quadrilatère
a ses côtés opposés parallèles deux à deux, c’est donc un parallélogramme. CQFD
– Soit un quadrilatère convexe dont les côtés opposés sont égaux deux à deux. Nommons-le
: par hypothèse, on a
=
et
=
. Il s’agit de démontrer que
est un parallélogramme.
Considérons, de plus, la diagonale
[3] : on a alors 2 triangles
et
.
Ces deux triangles ont leurs côtés égaux deux à deux :
=
,
=
, leur côté commun
: on est donc dans le 3e cas d’égalité des triangles ; les 2 triangles
et
sont superposables.
Il en résulte que, d’une part,
= 
et comme ce sont deux angles alternes-internes, on a donc
// ![]()
et, d’autre part,
= 
qui sont aussi deux angles alternes-internes, on a donc
// ![]()
ainsi, le quadrilatère
a ses côtés opposés parallèles deux à deux, c’est donc un parallélogramme. CQFD
– Soit un quadrilatère convexe dont 2 côtés opposés sont égaux et parallèles. Nommons-le
et supposons que les côtés opposés égaux et parallèles sont
et
:
=
et
//
. Il s’agit de démontrer que
est un parallélogramme.
Considérons, de plus, la diagonale
[3] : on a alors 2 triangles
et
.
On a
//
donc les angles alternes-internes
et
sont égaux :
=
.
Ainsi, les deux triangles
et
ont deux côtés égaux
=
et les côtés de ces deux angles égaux deux à deux,
=
et
côté commun : on est donc dans le 1er cas d’égalité des triangles ; les 2 triangles
et
sont superposables.
Il en résulte que
= 
qui sont deux angles alternes-internes, on a donc
// ![]()
ainsi, le quadrilatère
a ses côtés opposés parallèles deux à deux, c’est donc un parallélogramme. CQFD