Calculer avec les puissances
/B_nb_commentaires>
Un article détaille les définitions des puissances d’un nombre lorsque l’exposant est un nombre entier, qu’il soit positif, négatif ou nul.
Nous allons donner ici des explications pour les différentes règles de calculs suivantes :
Théorème
Pour tous nombres relatifs non nuls
et
et tous entiers relatifset
,
–![]()
![]()
–![]()
![]()
–![]()
et
![]()
![]()
–![]()
![]()
–![]()
![]()
–![]()
Démonstration
La démonstration de chaque formule est assez technique et nous allons procéder par l’examen de différents cas portant sur les exposants.
Dans la plupart des cas, nous procéderons en examinant comment se déroulent ces explications à partir de valeurs particulières qui n’ont qu’un rôle de soutien de la démonstration : on retrouve cela en géométrie avec une figure qui accompagne le raisonnement, même si le rôle de la figure ne se résume pas qu’à cette fonction.
– Considérons un nombre relatif
et des nombres entiers positifs
et
tels que 2 et 5 pour fixer les idées.
En utilisant la définition des puissances, on a
et 
donc 
ce qui montre que 
Ces calculs nous montrent pourquoi le produit de deux puissances revient à ajouter les exposants : il s’agit de compter le nombre de facteurs puisqu’une puissance d’un nombre consiste, lorsque l’exposant est un nombre entier positif, à écrire un produit ayant les mêmes facteurs, les uns à côtés des autres.
On a donc la règle
dans le cas des exposants entiers positifs, pour tout nombre relatif
.
– Considérons un nombre relatif non nul
et des nombres entiers positifs
et
.
Nous avons 3 cas possibles :
,
et
.
1er cas :
, par exemple avec
et 
On a 
2ème cas :
, par exemple avec
et 
On a 
3ème cas : 
On a une fraction dont le numérateur est égal au dénominateur : cette fraction est donc égale à 1.
Or,
donc la règle
est vraie aussi dans ce cas
Les calculs précédents nous montrent pourquoi le quotient de deux puissances revient à soustraire les exposants : cela résulte de la simplification effectuée dans chaque cas.
On a donc la règle
dans le cas des exposants entiers positifs et pour tout nombre relatif
non nul.
– Considérons un nombre relatif non nul
et des nombres entiers relatifs
et
.
On a les cas suivants à examiner :
et
,
et
,
et
; sans oublier les cas où
ou
.
1er cas :
et
, par exemple
et 
on a, par définition, 
d’où 
2ème cas :
et
, par exemple
et 
on a
et on se retrouve dans le 1er cas.
3ème cas :
et
, par exemple
et 
on a 
4ème cas :
ou
, par exemple avec ![]()
on a 
donne des calculs semblables.
Les explications nous montre l’utilisation de la définition de
lorsque
pour se ramener aux règles
et
avec des exposants positifs.
La règle
permet donc de gagner des étapes de calculs dans ces cas.
On a donc la règle
pour tous entiers relatifs
et
et pour tout nombre relatif
non nul.
On peut remarquer que si
et
sont des entiers positifs, la règle est encore vraie dans le cas où
.
– Considérons un nombre relatif non nul
et un nombre entier
relatif.
Nous allons considérer les deux cas où
et
, le 3ème cas
étant très simple à vérifier.
1er cas :
, par exemple ![]()
On a 
et 
2ème cas :
, par exemple 
on a 
et 
Les calculs précédents nous montrent comment la définition
donnée dans le cas où
s’étend au cas
et peut s’écrire sous la forme
pour tout nombre relatif
non nul et pour tout entier relatif
.
– Considérons
un nombre relatif non nul ,
et
des entiers relatifs.
On a, d’après ce qui précède :

On a donc la règle
pour tout nombre relatif
non nul et tous entiers relatifs
et
.
Cela nous montre encore une fois les liens entre la règle
et la règle
.
– Considérons
un nombre relatif non nul ,
et
des entiers relatifs.
On a 4 cas à examiner :
et
,
et
,
et
,
,
; ainsi que le cas où
ou
.
1er cas :
et
, par exemple
et 

2ème cas :
et
, par exemple
et 

Dans ces deux premiers cas,
est de la forme
où
et en utilisant la définition de
et la règle
, on prouve la règle
dans le cas où
.
3ème cas :
et
, par exemple
et 

4ème cas :
et
, par exemple
et 

Dans ces deux derniers cas, l’utilisation de la règle
permet de se ramener aux deux premiers cas.
5ème cas :
ou
, par exemple 

calculs semblables avec
.
On a donc la règle
pour tout nombre relatif
non nul et tous entiers relatifs
et
.
On peut remarquer que si
et
sont des entiers positifs, la règle est encore vraie dans le cas où
.
– Considérons
et
des nombres relatifs non nul et
un entier relatif.
On a deux cas essentiellement :
et
, le cas
étant très simple à vérifier.
1er cas :
, par exemple ![]()

En examinant cette preuve, on voit qu’on a le même nombre de facteurs égaux à
et à
: on peut donc associer
et
pour obtenir un nombre identique de facteur égaux à
.
On a donc la règle
pour tous nombres relatifs non nuls
et
et tout nombre entier positif
.
On peut d’ailleurs remarquer que si
ou
, la règle
est encore vraie si
.
2ème cas :
, par exemple 

On voit donc comment on se ramène au 1er cas en utilisant la règle
.
Ainsi, on a la règle
pour tous nombres relatifs non nuls
et
et tout nombre entier relatif
.
– Considérons
et
des nombres relatifs non nul et
un entier relatif.

Ainsi, on a la règle
pour tous nombres relatifs non nuls
et
et tout nombre entier relatif
.